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Écrit par Silvère Tajan, Institut Hayek
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09-06-2009 |
L'on parle de plus en plus de l'échec de la régulation. C'est même devenu l'un des leitmotivs les plus courants pour expliquer la crise quand on veut y voir à tout prix l'aboutissement d'une dérive libérale. Les partisans de cette "thèse" ont effectivement raison sur leur conclusion : la crise démontre bien un échec patent de la régulation. Mais pas dans le sens qu'ils voudraient bien y voir. Si échec de la régulation il y a, ce n'est pas l'échec de telle ou telle régulation. Ce n'est pas non plus l'échec du trop peu ou du trop de régulation. Ce n'est pas un problème de réglage. Non. Si échec de la régulation il y a, c'est l'échec du principe même de la régulation. Et pour bien le comprendre, encore faut il se poser la question des origines, des causes profondes de la régulation bancaire et monétaire : une régulation née non pas pour encadrer des excès supposés du marché, ou des défaillances intrinsèques du libéralisme économique, mais créée par nécessité, suite à l'intrusion de l'Etat dans le marché monétaire et bancaire. Le but fondamental de la régulation bancaire n'est pas d'empêcher l'on ne sait quel dérive réelle ou fantasmée d'un marché livré à lui même. Le but fondamental de la régulation étatique est de casser l'auto-régulation du marché, car cette dernière, de par la responsabilité qu'elle impose aux acteurs, contraint la prise de risque, l'effet de levier, et la création immodérée de crédit et de monnaie. (...)
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Écrit par Silvère Tajan, Institut Hayek
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03-05-2009 |
Nous nous éloignons du capitalisme comme moteur de croissance par l'accumulation de capital sain issu de l'épargne. Trop longtemps les libéraux ont concentré leurs critiques sur les entraves au marché libre (des critiques certes justifiées à des entraves bien réelles), comme aveugles à l'inexorable et lent abandon du socle capitalistique de l'économie au profit du règne de la dette, parfois séduits même par les sirènes d'un modèle de croissance fallacieuse soit disant tirée par la consommation. C'est ainsi qu'on a pu à tort encenser un modèle anglais, irlandais, ou à l'extrême islandais, dont la réalité de certaines avancées pourtant timides vers un marché plus libre semblait tirer une croissance exubérante, financée en réalité par la substitution de la dette au capital. Ce qu'ils avaient gagné d'une main en libéralisant leurs marchés, ils l'avaient sacrifié de l'autre en sabotant le pillier capitalistique de l'économie libérale. ...
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Écrit par Charles Desmet, Institut Hayek
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26-04-2009 |
Reconstructing financial systems can be achieved by ignoring the evidence. The edifice will then only last till the next tremor. It can also be accomplished by accepting two premises. The first is that governments can be failures, or tend to behave in the ways of criminal organizations in the preservation of their own interests, to the detriment of their citizens. The second is that the objective of a private individual - or private enterprise - is to improve his or her own lot (ie., greed); if it remains the best engine for development, is also a danger for others when it turns to criminal behavior. A balance must therefore be found so that each of the two "would-be criminals" can control, limit, and discipline the other. It should be neither a "free-for-all" nor a "state-knows-best". (...)
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